Synthèse / Intervenants
[Bernard Le Falher, chargé de mission Energie à l’APHP]
Le milieu hospitalier était également représenté ce matin-là par Bernard Le Falher, Chargé de mission Energie à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. S’il affirme être venu par curiosité, il avoue également être très intéressé par les liens entre architecture et énergie. « Il faut savoir que l’AP-HP est un des premiers consommateurs d’énergie à Paris, explique-t-il, avec 40 groupes hospitaliers en région parisienne et une surface de 3,5 millions de m² » – soit plus que la Cité du Vatican et la Principauté de Monaco réunies – l’AP-HP a dépensé en 2004 plus de 660 millions d’euros au titre de l’eau, du gaz, de l’électricité et de l’assainissement… La question énergétique est donc devenue stratégique au sein de l’AP-HP sous l’effet de deux phénomènes. Le premier tient à l’ouverture du marché de l’électricité et s’est traduit par une hausse de plus de 200 % de la facture avec des prix dépassant les 70 euros le MWh sur le marché dérégulé… Le deuxième phénomène, c’est la canicule. Il faut désormais rafraîchir les établissements et donc, consommer davantage d’énergie. Aux yeux de Bernard Le Falher, l’architecte se doit donc maintenant de proposer des réponses pertinentes et fiables à toutes ces questions. « L’architecture climatique en est une, d’où ma présence ici aujourd’hui », conclut-il.
[Jean-Pierre Arnault, Maire-Adjoint de Bry-sur-Marne]
Jean-Pierre Arnault est en charge des travaux, des transports, de l’urbanisme et de l’environnement à la Mairie de Bry-sur-Marne. Il dresse le bilan de cette matinée. « Cette conférence a parfaitement répondu à mes attentes grâce à des présentations vivantes, reposant sur des cas concrets. Elle rejoint, en outre, bon nombre de mes préoccupations en tant qu’élu local », explique-t-il. En pleine révision du PLU, la mairie de Bry-sur-Marne projette en effet d’agrandir ses locaux. « L’un des paramètres de ce chantier sera le normage HQE », déclare l’élu, un thème justement abordé au cours de la matinée. « On peut entrevoir de nouveaux horizons à l’issue de cette conférence, souligne-t-il. La solution du puits canadien adopté pour l’hôpital d’Orbec m’a vivement intéressé. Pour notre projet, nous nous sommes orientés vers la pompe à chaleur, solution qui permettra de chauffer nos futurs locaux municipaux à un coût très économique. »
[Cécile Albérola et Virginie Govoroff, architectes à la RATP]
Cécile Albérola et Virginie Govoroff travaillent pour le Département Aménagements infrastructures et bâtiments à la RATP. Leur champ d’activité est large : prolongement de ligne, construction ou rénovation de stations ou de sites semi-industriels de maintenance… « Cette conférence constitue un excellent guide de réflexion et un support de nos interrogations quant à la place que doit prendre la maîtrise d’ouvrage », explique Cécile Albérola, avant d’ajouter : « les engagements en matière d’environnement restent souvent très abstraits. Ils témoignent d’une volonté politique mais restent difficiles à concrétiser dans la mise en œuvre. C’est là toute la difficulté de l’exercice. » Malgré tout, l’idée d’une démarche environnementale fait son chemin et la RATP affiche désormais une double priorité pour ses infrastructures : leur insertion environnementale et la baisse de la consommation énergétique. « Cette matinée a été très utile ; elle va nous permettre de développer des arguments forts en matière de maîtrise d’ouvrage, notamment sur la question du coût. Car nous devons faire face à des budgets étroitement ficelés et ce très en amont », expliquent-elles.